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Top 100 des sociétés de service et des éditeurs en France

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Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 8 % de croissance pour IBM, 10 % pour HP, 7 % pour Accenture, et 3 % pour Capgemini. En 2004, les grands acteurs du service et du logiciel ont stabilisé leurs activités. Ces derniers ont même progressé au cours du deuxième semestre. Cela après plusieurs années de baisse continue de leur chiffre d'affaires.

Cette reprise profite surtout aux signataires de gros contrats d'infogérance, grands acteurs du secteur et SSII moyennes ayant atteint une taille critique, comme Steria ou Sopra. Selon le Syntec Informatique, cette tendance haussière devrait se poursuivre cette année au rythme de 5 %. L'embellie concerne essentiellement les activités de conseil (entre 3 % et 5 % de croissance prévue), l'ingénierie (de 2 % à 4 %), l'infogérance (de 8 % à 10 %), et l'édition de logiciels (de 4 % à 6 %).

Croissance sur fond de restructuration

Véritable mouvement de fond, la réorganisation qui touche le secteur des services et logiciels français conduit à une polarisation des acteurs aux deux bouts de la chaîne. En haut, les grands - référencés, et donc en relation directe avec les utilisateurs. En bas, leurs sous-traitants.

Les cinq leaders sont toujours les mêmes. Les américains, tels IBM ou HP, se renforcent en Europe, tandis que les européens Capgemini et Atos Origin s'efforcent d'accroître leur marge opérationnelle. Mais ce retour à la croissance s'effectue sur fond de restructuration, de plans sociaux et de rachats. Capgemini a repris la main en acquérant Transiciel , conservant ainsi sa deuxième position au classement. La SSII restructure ses activités nord-américaines sur la base de son nouveau plan de redressement, Booster, et vise l'équilibre opérationnel au second semestre 2005.

Troisième SSII du marché français, Atos Origin renoue aussi avec la croissance après avoir réalisé plus de 300 millions d'euros de cessions. IBM, toujours en tête, vient, pour sa part, d'annoncer un plan de licenciement de 13 000 personnes en Europe. Quant aux françaises Sopra, Steria, Unilog et GFI Informatique, elles restent parmi les vingt premières en accomplissant de belles performances.

En témoigne Steria, dont le chiffre d'affaires dépasse le milliard d'euros avec le rachat de la société allemande Mummert. En 2005, ces SSII peineront sans doute davantage. En cause, la tension des prix sur le marché de la sous-traitance et des clients qui limitent encore leurs dépenses.

Vague de consolidation pour les SSII moyennes

Les petites et moyennes SSII, victimes de la politique de référencement des grands donneurs d'ordres, se retrouvent donc en position de sous-traitants. A moins qu'elles ne parviennent à grossir et à rejoindre l'autre camp. L'Hexagone a ainsi connu l'an dernier un fort mouvement de consolidation : Osiatis et Focal, Groupe Open et Teamlog, Sopra et Valoris... La tendance devrait se prolonger en 2005 : « Atos Origin vient de créer un service achats pour trier la centaine de sous-traitants liés au contrat d'infogérance de Renault  », précise Jean-François Perret, PDG du cabinet PAC.

Idem dans le logiciel. Les grands éditeurs se sont redressés. Mais ils veulent à présent augmenter leurs parts de marché. Des fusions comme celles d'Oracle et de Peoplesoft, Cegid et CCMX, Business Objects et Crystal Decisons, ou encore Adonix et Meta4 ne sont, selon Jean-François Perret, que le début d'une longue série : « La bataille pour les parts de marché entre SAP, Oracle et Microsoft va reprendre cette année. C'est aussi la course aux réseaux de revendeurs et aux services à valeur ajoutée sur le mid-market. Sage, par exemple, qui dispose d'un des plus gros réseaux, est devenue une proie. » La vente directe n'étant plus rentable sur ce segment de marché des PME, les réseaux de distribution sont de plus en plus convoités.

Deux questions à Jean-François Perret (Pierre Audoin Consultants)

01 Informatique : Comment expliquez-vous ce phénomène de consolidation des SSII françaises ?

Jean-François Perret : Les sociétés de taille moyenne ont déjà effectué les rapprochements nécessaires. Le référencement des donneurs d'ordres les a poussées à atteindre une taille critique pour ne pas être éliminées. Ce mouvement de consolidation devrait continuer en 2005 en ce qui concerne les SSII affichant un chiffre d'affaires compris entre 50 millions et 150 millions d'euros.

Les grands acteurs anglo-saxons tirent-ils mieux leur épingle du jeu ?

Globalement, oui. Des sociétés comme IBM, EDS, HP, Accenture ou CSC ont stabilisé depuis deux ans leur activité en France. Mais certaines ont vu leur croissance soutenue par de très gros contrats d'infogérance. Comme IBM avec BNP-Paribas et Michelin ou HP Services avec Renault. Les filiales services de Fujitsu, Siemens ou BT Syntegra, elles, ont vu leurs performances chuter en 2004 faute d'un modèle économique adapté au marché français.

Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , 01 Informatique (n° 1814), le 16/05/2005 à 10h00
 
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